
Panzerkamfwagen I Ausf A Sdkfz 101 :
En 1933, le bureau des armements de l’armée allemande fit un appel d’offres pour un véhicule blindé léger de 5 t environ, qui pourrait être utilisé pour l’entraînement. Cinq firmes construisirent des prototypes qui furent soumis à des essais, et ce fut Krupp qui l’emporta. Cette entreprise était responsable du châssis et Daimler-Benz de la superstructure. Afin d’en dissimuler la véritable destination, le véhicule fut appelé Landwirtschäfticher Schlepper (tracteur agricole). La firme Henschel fut chargée de fournir le premier ensemble de 150 exemplaires, dont la production commença en juillet 1934 sous la désignation PzKpfw (MG) Ausf A. Le moteur était un Krupp M 305 à essence de 57 ch ; il donna lieu à des problèmes qui amenèrent à le remplacer par un autre,, plus puissant, dont furent équipés les modèles de l’ensemble suivant, dit Ausf B. Il fallut à cette occasion allonger la coque et ajouter une roue de route de chaque côté. Le poids accrut, mais une vitesse monta à 40 km/h sur route. Ce modèle entre officiellement en service en 1935, sous la désignation PzKpfw I (MG) (SdKfz 101) Ausf B. Il était pour l’essentiel fabriqué par Henschel, avec une participation des usines Wegmann ; sa production atteignit son maximum en 195, avec 800 véhicules achevés et mis en service. Le Panzerkampfwagen I subit le baptême du feu lors de la guerre d’Espagne ; lors de l’invasion de la Pologne, 1 445 engins furent mis en ligne. On s’était pourtant déjà rendu compte qu’il était peu adapté aux combats sur le front, en raison de sa faible puissance de feu et de son blindage insuffisant (de 7 à 13 mm). Lors de l’invasion de la France, on ne mis en œuvre que 523 PzKpfw I – mais il est vrai que beaucoup d’autres étaient en service en Allemagne et en Pologne. Dès la fin de 1941, il fut retiré du front, bien que le Kleiner Panzerbefehlswagen I (SdKfz 265), un char de commandement, soit resté un peu plus longtemps en activité. Une fois déclassé, le PzKpfw I fut converti pour d’autres missions ; il y eut ainsi un Munition-schlepper, employé aux transports de munitions et de chargement divers. Le châssis fut aussi équipé de canons tchèques de 47 mm pris à l’adversaire, afin de servir de véhicule antichar. Tous furent utilisés sur le front de l’Est et en Afrique du Nord, mais l’arrivée sur le champ de bataille de chars plus lourdement blindés imposa leur retrait définitif. On essaya même d’installer sur le châssis un canon de 150 mm , mais cette arme était beaucoup trop lourde et une quarantaine de chars seulement furent ainsi modifiés. La tourelle, au centre du véhicule mais légèrement déportée sur la droite, était armée de mitrailleuses jumelées de 7,92 mm, la dotation en munitions atteignant 1525 cartouches. Le conducteur était installé sur la gauche de la tourelle.
Caractéristiques :
Performances
Vitesse sur route, 40 Km/h
Autonomie, 140 Km
Passage à gué, 0,58 m
Pente, 60%
Obstacle vertical, 0,36 m
Coupure franche, 1,40 m
Armement:
deux mitrailleuses MG34 de 7,92 mm
Temps de service:
dans l’armée allemande de 1934 à 1941 dans un emploi de chars, jusqu’en 1945 dans d’autres rôles. Egalement employé par l’Espagne
Véhicules dérivés
Munitionsschlepper I Ausf A (Sd.Kfz.111) – Transport léger de munitions
Munitionsschlepper I Ausf A/B - Transport léger de munitions et cargo
Kleine Panzer Befehlswagen I (Sd.Kfz.265) – char léger de commandement
Sanitatskraftwagen I (Sd.Kfz.265) – ambulance blindée,
Pionier-Kampfwagen I – char du génie
Panzerjager I (Sd.Kfz.101) - 47mm Pak
Panzerjager I - 37mm Pak,
Sturmpanzer I Bison (Sd.Kfz.101) - 150mm sIG 33
Leichte Bergepanzer I – véhicule léger de dépannage
Instandsetzungstrupp I – véhicule transport de troupe et dépannage
Fahreschulewagen / Schulfahrzeuge I – véhicule auto-école
Ladungsleger auf PzKpfw I Ausf A/B (zerstorerpanzer) – véhicules de transport de charges explosives
Minenraumer I Ausf B vehicule de deminage (50 construit en 1938),
Brueckenleger I auf PzKpfw I Ausf A – véhicule porte pont (2 construits en 1939),
Flakpanzer I Ausf A (Sd.Kfz.101) - 20mm Flak 38 char anti-aérien
Flammemwerfer auf PzKpfw I Ausf A – char lance-flammes :
Equipage : 2 hommes, un conducteur et un commandant qui faisant également fonction de tireur
Poids : 6 t.
Longueur : 4,42m
Largeur : 2,06 m
Hauteur : 1,72 m
Moteur : Maybach NL 38 TR de 6 cylindres en ligne à essence développant 100 ch.
Consommation : 120 l/110 km

Munitionsschlepper auf Pz I Ausf B :
22 juin 1941, Barbarossa, 153 divisions dont 17 divisions blindées et 3 divisions motorisées traversent la frontière russe. Les unités blindées totalisent environs 3 200 chars dont beaucoup de chars légers de type Panzer I et II. Après quelques mois d’offensives, Il s’avère que ces matériels sont obsolètes et qu’ils ne font pas le poids face aux T-34 et KV. Pour les commandants d’unités blindées, il en ressort qu’un char dont le calibre du canon est inférieur à 75mm a peu de chance de survivre à un engagement. Les conditions climatiques et l’état des routes soviétiques paralysent le transport des munitions. Les véhicules à roues ont de plus en plus de difficultés pour suivre les blindés dans leurs progressions. Seuls les engins chenillés peuvent s’extraire de la boue russe. En 1942, les Panzer de la série1A et 1 B sont retirés de l’arsenal. Une partie de ces machines est convertie en transporteurs de munitions. Les tourelles sont démontées et sur le châssis ainsi libéré, on soude un coffre de métal de forme simple et ouvert sur le sommet. Cette conversion a été réalisée sur une cinquantaine d’exemplaires Pour exemple, 12 " munitionsschleppers " de ce type ont été affecté à la Leibstandarte SS "Adolf Hitler".
CARACTERISTIQUES PRINCIPALES
Dimensions :
Longueur : 4020 mm
Largeur : 2060 mm
Hauteur : 1720 mm
armement.
Munitions: aucune
Armement : aucun
Blindage moyen :14 mm
Moteur : Krupp M305 Boxeur 4 cylindres/57hp
Vitesse maximum sur route : 57 km/h
Rayon d’action sur route : 145 km en tout terrain : 100 km
Consommation moyenne : 100 litres / km
Capacité du réservoir : 144 litres
Poids en ordre de combat : 5,4 tonnes
Equipage : 1 à 2 personnels

4.7cm PaK(t) (Sf) auf Pz 1B :
Au tout début de la 2e G.M., l'armée allemande s'était engagée dans la conception de véhicules équipés de canons antichars montés sur chenilles. Le but était de conduire rapidement ces armes sur n'importe quel terrain, compensant ainsi la mobilité réduite de l'artillerie remorquée. Le premier véhicule auto porté de ce type a été créé en installant un remarquable canon de 4.7 cm. Sur le châssis d'un Panzer I. Ce canon a été dessiné et produit en Tchécoslovaquie et avait d'excellentes propriétés balistiques, qui ont permis de remporter avec succès des combats sur un grand nombre de chars ennemis sur le front de l'Ouest. Le Panzerjäger I a été d'avantage utilisé pendant les campagnes russes et africaines où il a montré sa vulnérabilité contre des chars ennemis plus lourds tel que le t-34 russe et le Sherman américain. Le Panzer I a été développé au début des années 30. Il peut être considéré comme étant à la base de l'évolution des chars allemands. Au début de la guerre, il était déjà considéré comme inadapté en dépit du grand nombre d'unités construites. Il était essentiellement utilisé pour la reconnaissance ou accompagnait l'infanterie et il servait de base pour l'utilisation des antichars

Pz.Kpfw II Ausf L Luchs :
Le Pz.Kpfw II Ausf L "Luchs" représente l'effort final allemand dans la production de chars légers et l'aboutissement logique du Panzer II. En septembre 1939, la demande fut faite pour un nouveau véhicule de reconnaissance. Selon le contrat, la firme MAN se chargea de construire le châssis et la caisse du nouveau véhicule et Daimler-Benz prit en main la tourelle.Le prototype fit son apparition au milieu de 1942 sous l'appellation de VK1303 et compléta ses tests avec succès malgré le fait qu'il avait besoin de modifications pour les terrains accidentés du front Est. Le char fut équipé de systèmes de communication radio de courte et longue portée. Son canon standard était le 20mm et une mitrailleuse de 7,62mm compléta son armement. L'équipage se composait de quatre hommes. Un engin puissant et un poids minime étaient un avantage certain pour ce véhicule. Dû à certaines similitudes avec le Panzer V Panther, on le nomma selon un prédateur plus petit "Luchs" c'est à dire Linx, soit Pz.Kpfw II Ausf L "Luchs" (Sd.Kfz123). La production en série s'échelonna de 1942 au début de 1944 avec une production totale de 133 unités. 115 furent assemblés par MAN et les 18 autres par Henschel. Les Luchs entrèrent en service au sein des 3,4,6 et 116e division ainsi que la 3e division SS "Totenkopf". Leur premier engagement fut le 25 octobre 1943 en Ukraine. Aujourd'hui, un exemplaire de ce char fait partie de la collection du musé de Saumur.
Caractéristique
poids : 11,800 kg Équipage : 4
longueur : 4,630 m largeur : 2,480 m hauteur : 2,210 m
moteur : Maybach HL 66p. 200 h.p. 4 temps 6 cylindres refroidi à l'eau, fonctionnant à l'essence, vitesse : 60km/h sur route, 42 km/h tout terrain
armement : un 20mm KwK 38, une MG 34, 7,92mm

Panzerkamfwagen 38(t) : En 1937, la dégradation internationale conduisit l'armée tchèque à faire un appel d'offres pour un nouveau modèle de char léger. Cette fois, elle s'assura que les nombreuses difficultés rencontrées lors de la mise en service du LT vz 35 ne se renouvelleraient pas. La firme Skoda présenta le S 11-b tandis que la CKD soumettait le TNH P-S qui obtint les meilleurs résultats lors des essais et fut adopté le 1er juillet 1938 comme char léger réglementaire de l'armée tchèque sous la désignation LT vz 38. Toutefois, il n'eut pas le temps d'entrer en service avant l'occupation allemande en 1939. De 1939 à 1942, il fut produit à 1,400 exemplaires pour le compte de l'armée allemande sous le nom de Panzerkampfwagen 38(t) Ausf S ou PzKpfw 38(t) Ausf G. Il fut également exporté vers la Slovaquie 69 véhicules, la Hongrie 102, la Roumanie 50, et la Bulgarie 10. Durant l'invasion de la France, la 7e et la 8e division de panzers en étaient équipées et il demeura en service jusqu'en 1942. La coque et la tourelle étaient en acier rivé, le sommet de la superstructure étant boulonné. Le blindage allait de 10 à 25 mm ; sur le Ausf E, il fut porté à 50 mm. Le conducteur était assis à l'avant à droite et le mitrailleur à sa gauche servait une mitrailleuse MG 37(t) de 7,92 mm. La tourelle biplace, au centre de la caisse, était armé d'un canon Skoda A7 de 37,2 mm qui pouvait tirer des obus perforants ou brisants avec un débattement vertical de +12 à -6°. Une mitrailleuse coaxiale de 7,92 mm était installée sur la droite du tube. La dotation en munitions atteignait 90 obus et 2,500 cartouches. Le moteur était à l'arrière et couplé avec la transmission. Une fois déclassé, il servit de véhicule de reconnaissance, certains châssis reçurent la tourelle du SdKfz 222, d'autres servirent de base à de nombreux engins. Pour plus de détails sur les différents modèles , consultez le menu Allemagne sous Panzer 38(t) et dérivés.
Sd.Kfz.138/1 Geschutzwagen 38M :
La commande initiale pour 200 Grille fut faite en utilisant le châssis du vieux Ausf H dans le but de les mettre en service le plus rapidement possible. 90 furent ainsi monté sur châssis H et les 110 restants le furent sur le nouveau châssis M. Le contrat fut complété en 1943 mais une commande supplémentaire fut placée et la production s'étira jusqu'en septembre 1944. Le Grille fut le dernier Ausf M en production. En fait, les 10 unités bâties en septembre étaient destinées pour le Flakpanzer. Tout comme le Panzerjäger 38 (t) l'élévation de l'arme était protégé par un ressort actionnant une plaque blindée sous le canon.. Ils ont servis sur tous les fronts et en février 1945, 173 Grille étaient encore disponibles pour les combats.
caractéristique : longueur : 4,95 mètres largeur : 2,15 mètres hauteur : 2,47 mètres poids : 12 tonnes
équipage : 4 hommes armement : 15cm sIG33/2 Une 7,92mm MG34
Flakpanzer 38(t) : À l'automne 1943, Hitler approuva le développement d'un 3.7cm Flakpanzer IV mais refusa la permission pour la construction du 2cm Vierling Flak auf Pz Kpfw IV déjà prêt. Le 15 octobre 1943, devant le besoin urgent pour des Flakpanzers, il accepta une solution qui pouvait être produite immédiatement sur la base du 38(t) en attendant que le Flakpanzer IV plus lourd soit disponible. 150 véhicules furent commandés pour 1944. On le présenta à Hitler le 16 décembre 1943. Le manque de puissance de feu étant évident, les derniers 10 véhicules furent utilisés pour la production du 15cm siG33/2 Sf. Plusieurs de ces véhicules furent utilisés en Normandie au sein de la 12e SS Panzer Division ''Hitlerjugend'' entre autre. On le surnomma aussi ''Gepard''

Panzerjager 38(t) : À l'été 1941, la progression des forces allemandes en Russie ne rencontrait pas de résistance majeure mais face aux nouveau char russes comme le T-34, les tanks et canons antichars allemands manquaient d'efficacité. Pour y remédier, il fut décidé d'améliorer le PzKpfw III et PzKpfw IV, de développer de nouveaux chars et d'accroître la production des canons antichars de 7,5cm. En attendant, des canons russes de 7,62cm capturés surnommés "Ratsch-Bumm" par les soldats allemands à cause du son du tir, furent utilisés. Capable à l'origine de traverser un blindage de 83mm à 1,000 mètres, ce canon modifié et renommé Pak36(r) pouvait traverser 122mm. de blindage. Des chasseurs de chars armés de ce canon et basés sur des châssis de chars obsolètes comme le PzKpfw 38(t) furent produits. Basé sur le LT vz.38 développé pour l'armée tchèque en 1938, le PzKpfw 38(t) avait été produit pour l'Allemagne après l'annexion de la Tchécoslovaquie en 1939. Pour réaliser le chasseur de chars Sd.Kfz 139 Marder III, la tourelle était remplacée par un compartiment ouvert bordé de blindages de 11mm dans lequel le Pak36(r) et 30 obus étaient installés. L'armement comprenait aussi une mitrailleuse MG37 de 7,92mm et l'équipage comptait quatre hommes. Le prototype fut terminé en février 1942 et la production débuta en avril. Les 18 premiers exemplaires furent équipés de filtres à sable et envoyés en Afrique du Nord. 344 avaient été construits fin novembre de la même année suivis de 19 autres en novembre 1943. Ils servirent avec distinction sur tous les fronts.

Jagdpanzer 38(t) : L'Hetzer antichar automoteur réalisé par les Allemands en 1943 en utilisant le châssis élargi du char d'assaut tchécoslovaque, était armé d'une mg 34 montée sur la tourelle et pouvant être actionnée de l'intérieur ; Le potentiel était de 40 coups pour le canon et de 600 coups pour la mg. Son moteur Praga à 6 cylindres en ligne et de 150 H.P. Lui permettait une vitesse maximale de 40 km/h sur route et de 14 km/h hors route. Il fut produit à 1,577 exemplaires entre 1944 et la fin de la guerre. Petit, agile, structurellement bien conçu, bien qu'excessivement réduit d'habitacle, il était utilisé par les bataillons antichars des divisions d'infanterie et de Panzergrenadier. Dans ces deux détachements, les deux premières compagnies étaient dotées de L'Hetzer alors que la troisième avait comme armement des Pak 40 remorqués. Vers la fin de 1944, il fut aussi produit à quelques exemplaires, une version lance-flammes de ce char ainsi qu'une version de récupération. Après la guerre L'Hetzer continua à être utilisé par l'armée tchécoslovaque et fut acheté aussi par la Suisse.
Complément Jacques Lesquibille : Le HETZER (harceleur ) appellation allemande :Jagdpanzer 38 (t) fur 7,5 cm Pak 39 . Cet engin fut une réussite, pour l'armée allemande . La fabrication débuta à Prague à la fin de 1943 mais devant les exigences pour ce petit blindé les usines de PILSEN, KÖNIGGRÄTZ, BÖHM , et BRESLAU fournirent de grands rendements pour la fabrication du Hetzer. Vers la fin 44 , toutes les chaines de fabrication du PzKpfw 38 (t ) passèrent à la production du Hetzer dont la production à la fin du conflit était de 1577 unités.Pour mémoire, il faut savoir qu'après la fin des hostilités l'armée Tchèque reprit la production de cet engin qui fut même exporté vers la Suisse de 47 à 52 où il servit jusque dans les années 70 Caracteristiques : Equipage :4 hommes /Poids : 14,5 t / Moteur : Praga AC /2800 essence de 150/160 ch / Taille L 6,20m , /Caisse 4,80m / l 2,50m / H 2,10m /Vitesse sur route 39 km/h / Autonomie 250 Km

Panzer III : Le Panzerkampfwagen III fut, avec le IV, le principal char de combat utilisé par les forces allemandes durant les premières années de la guerre. Lors de l'offensive à l'Est, le face à face avec les chars russes KV et T-34 mit en évidence la faiblesse du Panzer III. C'est pourquoi il fut constamment amélioré tout au long de sa carrière opérationnelle pour le maintenir à niveau. Les versions du Panzer III furent nombreuses et désignées de A à N. Parmi elles, l'Ausf. L fut produit à partir de juillet 1942. Construite dans la même usine que les versions précédentes, elle en conservait la base et les performances tout en intégrant quelques modifications. L'armement comprenait un canon antichar amélioré kwk50 l/60 longs, efficace jusqu'à 600m. Contre les T-34 russes et deux mitrailleuses mg 34 de 7,92 mm. Le blindage de la face avant passait à 57mm. et le masque du canon recevait un blindage additionnel de 20mm. entraînant un accroissement de poids de 200kg. Pour tenir compte de cette masse accrue, la suspension du char fut renforcée. Le moteur était un Maybach hl 120trm V-12 refroidi par liquide développant 300 chevaux. Au total, 635 Ausf. I furent produits jusqu'à la fin de 1942, la plupart servant sur le front russe et en Afrique du Nord. De ce nombre un grand total de 15,000 châssis furent fabriqués pour les versions chars et canons tractés. Ils furent remplacés rapidement par la suite par des Tigre I et des Panther. Le châssis éprouvé du Panzer III servit de base à des canons autopropulsés jusqu'à la fin du conflit.
Pzbeobwg III : Le Panzerbeobachtungswagen III (véhicule d'observation blindé ) Sd.Kfz 143 est en fait un Panzer III converti en véhicule d'observation blindé pour l'artillerie. Les Panzers III étant devenu trop faible pour les adversaires, on lui trouva cette nouvelle tâche. Il était surtout équipé avec une variété de systèmes de communications pour ce travail. Il accompagnait souvent les divisions d'artillerie motorisé comme les Hummel et servait à diriger le tir sur la cible. Si on observe bien la tourelle, elle est munis d'un canon fictif qui est décalé sur la droite du véhicule et servait à tromper l'adversaire. Par contre, on avait remplacé l'emplacement du canon central par une Mg pour la défense rapprochée. Ce type de véhicule fut produit à 262 exemplaires.

STUG III :
Mettant à profit l’expérience de la Première Guerre mondiale, l’armée allemande reconnut la nécessité de posséder des canons mobiles blindés capables de poursuivre les attaques d’infanterie pour apporter l’appui-feu et la puissance de feu nécessaire à la destruction des positions renforcées et des abris. Le Sturmgeschütz trouve son origine dans un projet initialement déposé par le Colonel Erich von Manstein au Général Beck en 1935, dans lequel il suggérait que la Sturmartillerie (artillerie d’assaut) devrait être utilisée dans un rôle de support de feu direct pour les divisions d’infanterie. Le 15 juin 1936, Daimler-Benz AG reçut l’ordre de développer un véhicule blindé de support d’infanterie capable de supporter le montage d’une pièce d’artillerie de 75 mm. Le canon devait avoir un déplacement latéral de 25 degrés au minimum et être monté dans une superstructure fournissant une protection (y compris sur le dessus) à l’équipage. La hauteur ne devait pas excéder la taille moyenne d’un homme. Daimler-Benz employa le châssis et la boite de vitesse du tank moyen Panzerkampfwagen III qu’il venait de concevoir comme base du nouveau véhicule. La construction du prototype fut déléguée à la société Alkett, qui en 1937 produisit cinq exemplaires de la série expérimentale StuG, basée sur le PzKpfw III ausf. B. Ces prototypes disposaient d’une superstructure en acier doux et du canon Krupp à tube court Sturmkanone 37 L/24 de 75 mm. Ce canon blindé était connu sous le nom de Sturmgeschütz III, bien que la dénomination officielle fut Gepanzerte Selbstfarlafette fû Sturmgeschütz 7,5-cm Kanone SdKfz 142 (canon d’assaut modèle 3). Comme le StuG III était destiné à remplir un rôle de support rapproché de l’infanterie, les premiers modèles furent pourvus du canon à basse vitesse StuK 37 L/24 de 75 mm qui tirait des obus explosifs.).La tourelle habituelle du char avait été remplacée par un épais blindage protégeant un canon de 75mm court monté à l’avant. Le premier exemplaire fut prêt pour le service en 1940 (StuG III Ausf A) et bientôt suivi par toute une série de nouveaux modèles incorporant des modifications successives. A la fin de la guerre, beaucoup étaient encore en service sur tous les fronts. Les modèles de 1941 furent les StuG III Ausf A, B,C et D et une version plus légère , le StuG III Ausf E , apparut en 1942. Les modèles suivants du StuG III disposèrent d’une mitrailleuse MG34 de 7,92 mm montée sur la coque pour une protection accrue contre l’infanterie. Le principal changement sur la série des Sturgeschütz III (ou StuG III) résidait dans une augmentation de la puissance du canon. Le canon de 75 mm court d’origine était une arme de 24 calibres (la longueur du canon correspondait à 24 fois la longueur du calibre), d’un effet limité contre beaucoup d’objectifs, excepté à courte distance. Elle fut donc remplacée par des canons plus longs, qui amélioraient les performances de l’arme, le premier de 43 calibres (StuG III Ausf F) et le suivant de 48 calibres (StuG III Ausf G). Ce dernier donnait également au StuG III une capacité antichar, mais au détriment du concept d’origine. Comme il est plus facile de produire des StuG que des chars, beaucoup de StuG III avec un canon de 48 calibres fuent incorporés dans des divisions Panzer à la place des chars de bataille. Utilisé comme chasseur de chars, le StuG III remporta certains succès, mais sa tourelle fixe offrait de capacités limitées de manœuvre au combat. Il fut utilisé dans ce rôle uniquement parce que l’industrie allemande n’arrivait pas à fournir suffisamment de chars pour les divisions blindées. Le StuG III fut nettement meilleur comme canon d’assaut. Sa puissance de feu connut encore une amélioration vers la fin de la guerre, lorsque nombre de StuG III furent armés du puissant Sturmhaubitze de 105 mm. Cette nouvelle version prit le nom de StuG III für 10,5 cm StuH 42, et le premier exemplaire fut livré en 1943. Mais le démarrage de cette production resta très lent, car la version équipée du canon de 48 calibres devenait prioritaire pour les divisions Panzer. Le StuG III possédait un équipage de quatre hommes. Le manchon de protection du canon subit de nombreuses modifications avant de trouver sa forme définitive surnommée saukopf (tête de porc). Une amélioration de la protection contre les charges creuses tirées à courte distance fut obtenue par l’adjonction de jupes sur les côtés (schützen). Ces plaques de tôle extérieures faisaient exploser la charge creuse avant qu’elle ne touche le blindage et équipèrent de nombreux chars allemands après 1943.
Sd. Kfz 142; 1940, 30 exemplaires produits) .
Le StuG III Ausf A est construit sur le châssis du Pz III AusF F par la société Alkett. Le châssis ne subit pratiquement pas de modification. La casemate est équipée du canon 7.5 cm StuK 37 L/24. Pour l’époque, le blindage est considéré comme satisfaisant.
Il connaît son baptême du feu lors de la campagne de France ou 4 batteries sont engagées. L’engin fait preuve d’efficacité lors des combats d’infanterie.

STUH 42 : Mettant à profit l’expérience de la Première Guerre mondiale, l’armée allemande reconnut la nécessité de posséder des canons mobiles blindés capables de poursuivre les attaques d’infanterie pour apporter l’appui-feu et la puissance de feu nécessaire à la destruction des positions renforcées et des abris. Le Sturmgeschütz trouve son origine dans un projet initialement déposé par le Colonel Erich von Manstein au Général Beck en 1935, dans lequel il suggérait que la Sturmartillerie (artillerie d’assaut) devrait être utilisée dans un rôle de support de feu direct pour les divisions d’infanterie. Le 15 juin 1936, Daimler-Benz AG reçut l’ordre de développer un véhicule blindé de support d’infanterie capable de supporter le montage d’une pièce d’artillerie de 75 mm. Le canon devait avoir un déplacement latéral de 25 degrés au minimum et être monté dans une superstructure fournissant une protection (y compris sur le dessus) à l’équipage. La hauteur ne devait pas excéder la taille moyenne d’un homme. Daimler-Benz employa le châssis et la boite de vitesse du tank moyen Panzerkampfwagen III qu’il venait de concevoir comme base du nouveau véhicule. La construction du prototype fut déléguée à la société Alkett, qui en 1937 produisit cinq exemplaires de la série expérimentale StuG, basée sur le PzKpfw III ausf. B. Ces prototypes disposaient d’une superstructure en acier doux et du canon Krupp à tube court Sturmkanone 37 L/24 de 75 mm. Ce canon blindé était connu sous le nom de Sturmgeschütz III, bien que la dénomination officielle fut Gepanzerte Selbstfarlafette fû Sturmgeschütz 7,5-cm Kanone SdKfz 142 (canon d’assaut modèle 3). Comme le StuG III était destiné à remplir un rôle de support rapproché de l’infanterie, les premiers modèles furent pourvus du canon à basse vitesse StuK 37 L/24 de 75 mm qui tirait des obus explosifs.).La tourelle habituelle du char avait été remplacée par un épais blindage protégeant un canon de 75mm court monté à l’avant. Le premier exemplaire fut prêt pour le service en 1940 (StuG III Ausf A) et bientôt suivi par toute une série de nouveaux modèles incorporant des modifications successives. A la fin de la guerre, beaucoup étaient encore en service sur tous les fronts. Les modèles de 1941 furent les StuG III Ausf A, B,C et D et une version plus légère , le StuG III Ausf E , apparut en 1942. Les modèles suivants du StuG III disposèrent d’une mitrailleuse MG34 de 7,92 mm montée sur la coque pour une protection accrue contre l’infanterie. Le principal changement sur la série des Sturgeschütz III (ou StuG III) résidait dans une augmentation de la puissance du canon. Le canon de 75 mm court d’origine était une arme de 24 calibres (la longueur du canon correspondait à 24 fois la longueur du calibre), d’un effet limité contre beaucoup d’objectifs, excepté à courte distance. Elle fut donc remplacée par des canons plus longs, qui amélioraient les performances de l’arme, le premier de 43 calibres (StuG III Ausf F) et le suivant de 48 calibres (StuG III Ausf G). Ce dernier donnait également au StuG III une capacité antichar, mais au détriment du concept d’origine. Comme il est plus facile de produire des StuG que des chars, beaucoup de StuG III avec un canon de 48 calibres fuent incorporés dans des divisions Panzer à la place des chars de bataille. Utilisé comme chasseur de chars, le StuG III remporta certains succès, mais sa tourelle fixe offrait de capacités limitées de manœuvre au combat. Il fut utilisé dans ce rôle uniquement parce que l’industrie allemande n’arrivait pas à fournir suffisamment de chars pour les divisions blindées. Le StuG III fut nettement meilleur comme canon d’assaut. Sa puissance de feu connut encore une amélioration vers la fin de la guerre, lorsque nombre de StuG III furent armés du puissant Sturmhaubitze de 105 mm. Cette nouvelle version prit le nom de StuG III für 10,5 cm StuH 42, et le premier exemplaire fut livré en 1943. Mais le démarrage de cette production resta très lent, car la version équipée du canon de 48 calibres devenait prioritaire pour les divisions Panzer. Le StuG III possédait un équipage de quatre hommes. Le manchon de protection du canon subit de nombreuses modifications avant de trouver sa forme définitive surnommée saukopf (tête de porc). Une amélioration de la protection contre les charges creuses tirées à courte distance fut obtenue par l’adjonction de jupes sur les côtés (schützen). Ces plaques de tôle extérieures faisaient exploser la charge creuse avant qu’elle ne touche le blindage et équipèrent de nombreux chars allemands après 1943. Sd. Kfz 142; 1940, 30 exemplaires produits) .
Le StuG III Ausf A est construit sur le châssis du Pz III AusF F par la société Alkett. Le châssis ne subit pratiquement pas de modification. La casemate est équipée du canon 7.5 cm StuK 37 L/24. Pour l’époque, le blindage est considéré comme satisfaisant.
Il connaît son baptême du feu lors de la campagne de France ou 4 batteries sont engagées. L’engin fait preuve d’efficacité lors des combats d’infanterie.

Panzer IV : Le Panzer IV est sans conteste, le cheval de bataille de la Wehrmacht. Conçu par le général Gudérian, le Panzer IV fut utilisé sur tous les théâtres d'opération et fut conçu en une multitude de version. Il était encore utilisé dans la guerre d'Israël. Tout au long de la guerre, on ne cessa de l'améliorer. Il y eut plusieurs versions de ce char allant du Ausf. A au Ausf. J. Il fut produit avec différents armements selon les théâtres d'opération. Son canon variait du 7.5cm. L/43 ou l/48 et aussi le l/24. Le plus efficace de ses canons fut sans doute le calibre 43 Kwk 40. Ce fut le seul char de l'armée allemande qui eut la distinction de demeurer en production durant tout le conflit. Son concept remonte à 1934 où la Wehrmacht dessina les plans pour un tracteur médium (on devait camoufler son nom à cause des restrictions militaires du traité de Versailles) qui devait équiper la quatrième compagnie de chars de chaque bataillon de blindés. Ce sont les usines Krupp qui prirent la pleine responsabilité de ce véhicule. La production totale des Panzers IV à la fin de la guerre fut de 9,000 unités. Son châssis fut aussi utilisé pour différentes applications tel le Wirlbelwind, le Möbelwagen ou le Sturmgeschutz IV. Le Panzerkampfwagen IV (aussi appelé Pzkpf IV ou Panzer IV) ausf A fit son apparition en 1936. Son armure était très mince surtout à l'arrière. Seulement 35 de ces unités furent produites et ils servirent de prototypes de développement. Les versions ultérieures verront leur blindage renforcis, leur armement amélioré et leur vision augmenté. La rationalisation et standardisation de plusieurs composantes du char feront que le Panzer III et IV utiliseront plusieurs points en commun comme les plaques de protection de vision, les portes de tourelles, les coupoles de commandement, les ventilateurs de tourelles ect. Le Panzer IV fut conçu avant le Panzer III et doit être reconnu comme probablement le premier vrai char moderne avec aptitude au combat. Les Panzer IV ausf A, B, et C ne furent que des versions de développement et ne furent produits qu'en quantités restreintes. Lors de la rencontre du Pzkpf IV avec le T-34 soviétique, il devint évident qu'on devait l'équiper d'un canon plus efficace. C'est de ce moment qu'on l'équipa du L/43 ou L/48. À cause du concept excellent du char, ce ne fut pas un problème pour le changement. Le Panzer IV ausf H fut introduit en 1943. Il avait un blindage plus épais et une nouvelle transmission. 3,774 ausf H seront produits jusqu'en juillet 1944. Introduit en mars 1944, le Panzer IV ausf J sera le dernier modèle de la série. Très similaire au ausf H, il aura une structure simplifiée. Les visières de coté seront éliminées ainsi que l'ouverture pour pistolet sur la tourelle. Certains spécialistes et historiens de ce conflit ont émis l'hypothèse que les Allemands auraient dû concentrer leurs efforts sur la production de ce char comme les Américains ont fait avec le Sherman ou les Russes avec le T-34. Ce faisant, ils auraient pu avec un parc de pièces de rechanges restreint, offrir une meilleure résistance, le Panzer IV pouvant s'adapter facilement à toutes les situations de combat. C'est un point de vue. Le char Tigre faisait deux fois le poids du Panzer IV et mobilisait l'acier de deux. Par contre, il fut beaucoup plus dangereux pour ces Sherman et ces T-34 qu'il détruisit à profusion. Il n'en reste pas moins que le Panzerkampfwagen IV fut un excellent véhicule apprécié par ceux qui eurent à combattre à son bord.

Flakpanzer IV : Durant la dernière moitié de la 2e guerre mondiale, l'Allemagne avait perdu la suprématie aérienne et avait grand besoin de puissants véhicules antiaériens pour combattre les chasseurs bombardiers alliés. Dans un premier temps, la production de ce type d'engins se concentra sur le Möbelwagen. Il était basé sur le châssis du char de combat Panzer IV et était équipé d'un unique canon antiaérien de 37mm. (voir les photos plus basses) protégé sur tous ses cotés par des plaques de blindage léger. Au printemps 1944 fut défini un nouveau programme de standardisation des nouveaux véhicules antiaériens. Ce plan prévoyait : 1- une tourelle blindée capable d'accueillir trois ou quatre membres d'équipage, 2- des armes d'une portée efficace d'au moins 2000 m, 3- l'emport d'au moins deux de ces armes, 4- assez d'espace pour stocker beaucoup de munitions, 5- une hauteur de 3 mètres maximum et 6- divers équipements de communication radio. Sur ces critères fut développé le Flakpanzer IV Wirlbelwind (tornade) dont le point fort était son exceptionnelle tourelle rotative protégée par pas moins de 18 plaques blindées de 16 mm. d'épaisseur. Ouverte au- dessus, elle ménageait assez d'espace pour un pointeur et deux pourvoyeurs. Le Wirlbelwind pouvait emporter 3,200 obus pour ses quatre canons antiaériens de 20mm. À la cadence de tir de 800 coups/minute. Ces armes pouvaient être pointées de 10 à 90 degrés. Le Wirlbelwind était un véritable fléau pour les appareils alliés évoluant à basse altitude. Durant la campagne de Normandie, toutes les divisions blindés allemandes ou presque avaient des groupes de " Flak artillerie Abteilung " pour les protéger de la suprématie totale des alliés durant leurs déplacements qu'on effectuait surtout de nuit en prenant bien soin d'effacer toutes traces au sol avant la levée du jour qui auraient pu guider les attaques des Typhoon sur leurs positions. On s'assurait même de changer le camouflage feuillu par des branches fraîches pour éviter la décoloration durant les mois de l'été. L'importance et la puissance de feu de cette arme fut un réconfort pour le combattant allemand qui ne voyaient pratiquement plus la Luftwaffe assurer leur protection.