
A34 Comet :
Type : char croiseur
Equipage : 5 hommes
Armement : 1 canon de 77 mm, une coaxiale BESA de 7,92 mm, une BESA de 7,92 mm
Blindage : minimum de 14 mm, maximum 102 mm
Dimensions : longueur : 7,66 m, largeur : 3,04 m, hauteur : 2,98 mm
Poids en ordre de combat : 35,7 t
Pression au sol : 0,88 kg/cm2
Moteur : Rolls-Royce Meteor MK 3 12 cyl en ligne à essence refroidi par eau, développant 600 CV à 2 550 tr/mn
Performances : vitesse sur route : 51 km/h, autonomie : 196 km, obstacle vertical : 0,92 m, coupure franche : 2,43 m, pente : 35 %
La nécessité d’un char tel que le Comet apparut pour la première fois fin 1941-début 1942, au cours des grandes batailles de chars en Afrique du Nord lorsqu’il devint manifeste que les blindés britanniques ne possédaient aucun canon capable de battre les Allemands. La réaction fut longue à venir, et l’on peut dire que le Comet rata presque le coche car il n’apparut qu’à l’ultime moment où il pouvait encore rendre des services dans le conflit. Quoique remarquable en général, le Cromwell avait été doté d’un canon trop petit, qui ne pouvait même pas tirer d’obus brisants (et dans le domaine du combat antichar, car le 6-livres n’était pas non plus bien redoutable). Le War Office essaya de renforcer son armement et lui donna un canon de 17 livres mais cet engin nouveau, le Challenger, n’eut que peu de succès et aux derniers jours de 1942, l’armée britannique n’avait plus d’autre recours que de se construire enfin un croiseur rapide, raisonnablement protégé, armé de manière à pouvoir jeter le gant aux derniers nés de la Panzer-Waffe. Leyland reçut mission de mettre au point le nouveau char pour le début de 1943, priorité absolue étant donnée au choix du canon. La méthode était dans un premier temps, de trouver la pièce la plus puissante pouvant être montée sur un Cromwell et, dans un second temps, de " construire autour " de ce canon, un char employant le plus possible d’éléments du Cromwell.
Après de longues délibérations et non moins après recherches, les ingénieurs de Vickers-Armstrong dessinèrent une version plus légère et plus compacte du 17 livres, le Vickers HV 75 mm. La pièce tirait le même obus que le 17 – livres, mais employait une douille plus courte et plus large, donc plus facile à manier dans une tourelle de char. L’arme, un rien moins puissante, au tube plus court et à plus basse vitesse initiale, n’en était pas moins très supérieure à tous les canons montés sur les AFV alliés de l’époque, à l’exception des chasseurs de chars automoteurs. Pour éviter toute erreur de nomenclature et toute confusion dans l’approvisionnement, le nouvel engin fut appelé – le 77 mm-. La première maquette du Comet était prête aux derniers jours de septembre 1943 et, selon les programmes, la fabrication devait être bien en train vers la moitié de l’année suivante. Car le Comet était devenu indispensable, et dans les plus brefs délais. Les premiers prototypes furent livrés au début 1944 mais la conception devait être revue sur de nombreux points et cet engin qui avait commencé sa carrière comme version renforcée du Cromwell en arriva très vite à représenter une refonte à 60% malgré les similitudes entre le premier et le deuxième dessin. C’est à peine si l’on modifia la coque, certains protestant même contre le maintien de la mitrailleuse de capot, laquelle imposait l’emploi d’une plaque de blindage verticale à l’avant. Le blindage en ventre du Cromwell fut également conservé, quoique l’expérience ait démontré sa faiblesse. Mais le temps manquait pour faire mieux et l'industrie apporta le maximum de perfectionnement sans trop dépasser les délais impartis ; toutefois, malgré les pressions continuelles venues des États-majors du front, il fut matériellement impossible de sortir les premiers modèles de série avant septembre 1944 et encore les premiers chars ne parvinrent-ils aux unités que juste avant Noël. La 11 Division blindée, rééquipée en Comet pendant les premiers mois de 1945, fut à la fin du conflit l’unique division nantie d’une dotation complète.
Sur le terrain, le Comet apparaissait pratiquement comme un nouveau char mais il ne pouvait nier sa parenté avec le Cromwell dont il était une version mieux armée et mieux blindée. La coque d’acier corroyé était percée de portes latérales à l’avant pour le chauffeur et le servant de la mitrailleuse de capot. La tourelle était aussi d’acier corroyé mais avec un mantelet et un blindage frontal coulés. L’habitabilité était bonne, l’accès raisonnablement aisé. Rien ne venait restreindre le champ optique du chef de char, dans sa coupole identique à celle du Cromwell. Les munitions se stockaient dans des casiers blindés, un progrès indéniable. La rotation de la tourelle était assurée par commande électrique – un perfectionnement du système déjà expérimenté sur le Churchill et un générateur entraîné par le moteur principal fournissait tout le courant électrique nécessaire. Comme les dernières versions du Cromwell, l’engin ne portait que deux coffres à matériels au-dessus des chenilles mais un autre coffre faisait saillie sur l’arrière de la tourelle. Cette disposition compensait dans une certaine mesure le porte-à-faux du tube. Le train de roulement devait être identique à celui du Cromwell mais demanda bientôt grâce sous l’excèdent de poids et reçut des galets supports. Cette suspension offrit au Comet une endurance et une agilité exceptionnelle à un point tel que sa vitesse en tout-terrain incommodait souvent les membres de l’équipage. Le Meteor se montrait à la hauteur de toutes les tâches et, sur une piste d’entraînement au tout-terrain un bon chauffeur pouvait traiter un Comet comme une voiture de sport, ce qu’il faisait d’ailleurs à la première occasion. L’engin était assez robuste pour franchir des obstacles impressionnants et retomber sans dommage sur ces chenilles à pleine vitesse. L’unique version du Comet ne connut qu’une seule variante dont la principale caractéristique était une modification des capots d’échappement, jugée nécessaire après la bataille de Normandie. Ces dispositifs rendaient le char moins repérable durant la nuit et comme à cette période il était courant d’emmener au combat des fantassins perchés sur les plages et sur les garde chenilles, les nouveaux capots protégeaient aussi les soldats contre les flammes de l’échappement.
Le Comet fut le dernier des chars croiseurs et aussi le dernier blindé britannique dont le comportement au feu prouva ses qualités de conception. Il ne fit pas l’unanimité, rencontra même de violentes critiques au départ, surtout parce que ses détracteurs croyaient voir se perpétuer en cet engin les défauts du Cromwell. Livré en 1942, il eût certainement donné aux tankistes britanniques l’avantage sur leurs homologues allemands. Deux années plus tard , il perdait déjà du terrain.

Achilles : En 1942, les alliés avaient besoin d'un destructeur de char puissant pour contrer les divisions blindées allemandes qui étaient équipées de chars de loin supérieurs à tout ce qu'ils pouvaient leur opposer. Les Américains avaient mis au point le M-10 munis d'un canon de trois pouces. La tourelle était semi-fermé et le blindage aminci pour en réduire le poids. Pour contrer cette faiblaisse, le blindage fut incliné. Le châssis du M4A2 fut utilisé pour la réalisation de ce char. Les Anglais ayant besoin d'un tel destructeur de char dû à l'opposition rencontré en Italie avec le Panther et la tourelle du Panther positionné en "bunker", le modifièrent en changeant son canon par un 17pdrs avec un contrepoids au bout et à l'arrière de la tourelle et le baptisèrent "Achilles". Armé de cette pièce, l'Achilles se montra rapidement à la hauteur de la situation. Avec une réserve de 50 coups à bord, il fut essentiel dans l'avance des Britaniques en Italie tout comme le montre la photo ci-haut lors de la traversée de la rivière Savio le 24 octobre 1944. Deux versions de ce destructeur de char furent réalisées. Le IC avec 17 pdr et le IIC de production finale avec des contrepoids révisés sur la tourelle.
Bren : Petit véhicule chenillé très rapide utilisé par les armées du Commonwealt, l'équivalent de la Jeep des américains. Aussi appelé Bren carrier à cause du fusil Bren qui constituait son principal armement. Il fut utilisé aussi par l'armée canadienne comme véhicule lance flamme sous l'appellation Wasp. Un reservoir de produit inflammable était alors monté à l'arrière et trois soldats opéraient le mécanisme. Ce véhicule se révéla très efficace en 1944 lors de la bataille pour la libération de la France. En effet, partout où le Wasp faisait son apparition, les infortunés soldats allemands qui devaient l'affronter n'avait d'autre choix que de battre en retraite.

Centaur C.S.MK.IV : Le prototype du Centaur apparut en juillet 1942. Le Mk I était équipé d'un canon antichar de 6 lb. (6pdr) et le Mk II avait des chenilles de 15.5 pouces. Le Mk III était armé d'un canon de 75 mm tandis que le Mk IV était armé d'un canon de 95 mm tirant trois types de munitions : fumigènes, explosives et explosives antichar. La portée efficace de cette arme était de 2500 mètres. Bien que les premiers Centaur furent employés pour l'entrainement, 80 Mk IV furent transférés en même temps que 20 Sherman Mk V aux Royal Marines en prévision du débarquement en Normandie. Après l'échec du raid de Dieppe en 1942, la division des Royal Marines en tira les enseignements et affina sa tactique pour des opérations combinées tel l'assaut de plages fortifiées par l'ennemi. La division fut par la suite dissoute mais le Armoured Support Group, groupe d'appui blindé ou encore ASG qu’elle avait proposé, fut néanmoins constitué début 1944. L'ASG devait fournir l'appui feu aux unités d'infanterie engagées dans l'assaut initial contre les plages normandes. Les chars tireraient depuis les barges de débarquement et continueraient le pilonnage une fois arrivée sur la plage. Pour faciliter l'ajustage des tirs, des graduations blanches étaient peintes sur la tourelle. Ces marques pouvaient être vues par des observateurs équipés de jumelles. Cela permettait de pointer la tourelle même si la vue de l'objectif était obscurcie par la fumée. L'ASG fut dispersé le long des trois zones de débarquement de la 2e armée britannique, les plages Gold, Sword, et Juno. Les Centaur y furent employés pour détruire les fortifications et obstacles installés sur la cote. L'ASG reçut l'ordre de rester sur les plages mais les Royal Marines l'ignorèrent, se regroupèrent et attaquèrent des objectifs d'opportunité à l'intérieur des terres. Ils engagèrent les 711e et 716e division d'infanterie allemande et eurent quelques échauffourées avec la 21e Panzer division. Une fois la tête de pont consolidée, la plupart des Royal Marines, y compris ceux de l'ASG furent repliés en Grande Bretagne.

Churchill Mk VII : Décrire ici la liste de toutes les variantes du char Churchill demanderait plusieurs pages. Je me contenterai donc de donner un bref aperçu d'un des chars le plus important de l'armée anglaise. En septembre 1939, l'État Major britannique publia des spécifications pour un char d'accompagnement d'infanterie pour remplacer le Matilda. Le concept sera baptisé A20 et sera envisagé pour un char d'accompagnement pour une guerre de tranchée comme la guerre de 1914. On se rendit compte rapidement qu'il faudra un véhicule plus léger que ceux de 14 et Vauxhall Motor qui était en charge du programme apportera les modifications au projet qui est maintenant baptisé A22, Infantery Tank MK IV qui sera finalement appelé plus tard Churchill. Sur la fin de 1940, le prototype du Churchill fut testé et en juin 1941, la production débuta. Malheureusement, devant l'urgence de la situation, on s'attendait à une invasion imminente de l'Angleterre, les 1,000 premiers chars durent subir des modifications importantes avant leur livraison aux troupes à causes des nombreux défauts de conception. Les Anglais préféraient avoir un char peu sûr que pas de char du tout. On élimina ces problèmes dans les versions subséquentes. Il vit l'action pour la première fois en août 1942, quand 50 Churchill participèrent au raid de Dieppe. Dû à la composition des plages rocailleuses, aucun des Churchill ne réussit à quitter ces plages, brisant leur chenilles à cause des pierres qui s'infiltrèrent dans le train de roulement. En 1943, le département de la guerre anglais réalisa que le concept de char d'accompagnement d'infanterie était une erreur et la production du Churchill fut remplacé par le Cromwell. De 1941 à 1945 on produisit 5,640 Churchill de toutes les versions, Crocodile, Avre, Lanceur de pont, Démineur. Le dernier Churchill en service pour les Britanniques fut une version Avre qui fut retiré en 1965 ! En fin de compte, quoique le Churchill fut un char résistant, il n'en demeure pas moins qu'au point de vue performance, il était complètement surclassé par ses adversaires. Il rendit malgré tout de fiers services dans toutes les versions réalisés. Son canon changea souvent au cours de la guerre. les MK I et II avaient le 2 pdr, les MK III et IV, un 6 pdr qui sera changé pour un 75 mm.et il y eut des versions de support rapproché qui seront équipés de 76.2 mm. et même de 95 mm. howitzer sur le MK V.

Churchill Crocodile : Si un char inspira la crainte ce fut bien le Churchill Crocodile. Utilisé pour la première fois en Normandie, le Crocodile s'est avéré le meilleur char lance-flammes de la guerre. Dans les batailles livrées en France et en Allemagne, la simple vue d'un Crocodile suffisait à ébranler les systèmes nerveux des défenseurs les plus résolus. Le principal utilisateur des Churchill Crocodile était la 79e division blindée. Ultérieurement les Britanniques en dotèrent d'autres régiments, mais il ne fut finalement utilisé que pendant la dernière année de la guerre en Europe. Le Churchill Crocodile avait une portée opérationnelle normale de quelque 73 mètres mais, dans des circonstances optimales, elle pouvait atteindre 110 mètres. Les réservoirs contenaient suffisamment de carburant pour produire quatre-vingts jets. Ces chars ne se limitèrent pas qu'à des attaques de place fortifiées. Une des tâches les plus pénibles que les Churchill Crocodile eurent à accomplir fut de brûler les baraquements contaminés par le typhus du camp de Bergen-Belsen, après que ses occupants furent évacués.

Churchill AVRE :
Historique
L’utilisation de la fascine trouve son origine dans l’histoire antique. Déjà les Romains utilisaient des fagots, lors de leurs attaques, pour combler les fossés entourant les places fortes ennemies et pour pouvoir emmener à pied d’œuvre leurs matériels de siége. Cette pratique est reprise lors des attaques des châteaux forts au Moyen Age. Lors de la Première Guerre mondiale, avec l’apparition des chars sur le champs de bataille , en particulier lors de la bataille de Cambrai en novembre 1917, le besoin de fascines pour combler les fossés et permettre la progression des chars la fait ressortir de l’oubli. Sa mise en œuvre est très simple, la fascine est fixée sur le toit du char et jetée dans le fossé manuellement par des personnels d’accompagnement.
La leçon de Dieppe
Le Churchill AVRE
Le Churchill AVRE porte fascine
Caractéristiques
Nota : les côtes des attaches latérales servant à la transformation du modèle ont été relevées sur le Churchill Avre de Graye sur Mer en Normandie.
Semblable à celles du Churchill
Equipage : 5 hommes
Armement : 1 mortier Petar de 25 livres
1 mitrailleuse de 303 Besa
Vitesse : 26 Km/h maxi
Rayon d’action : 140 Km
Poids : environ 39 tonnes, il varie en fonction du type et de la nature de l’équipement mis en œuvre par le Churchill AVRE.
Facile à réaliser et à un coût très faible, la fascine sert à combler les fossés anti chars ou toutes autres coupures bloquant l’avance des chars. Elle est formé de baguettes assemblées en gros fagots de 2 mètres environ de diamètre et place sur un berceau basculant fixé à l’avant du char. La fascine était retenue au blindé par un jeu de câbles qui pouvait être décroché à la main ou rompu à l’aide d’une petite charge explosive dans les situations critiques. La mise en place de la fascine et de son support aveuglait littéralement le pilote. Des essais de conduite furent réalisés avec des épiscopes mais sans succès. On réaménagea le berceau pour la conduite en zone de combats et le guidage du char en hors zone de combat se faisait par un membre de l’équipage debout sur la fascine. L’avantage de ce système résidait dans le fait qu’une fois débarrassé de sa fascine et du support, le char redevenait un char de combat traditionnel. Ce type de blindé fut affecté à la 79e Division de Génie Blindée et réparti dans les 5e, 6e et 42e Armoured Engineer Regiment. L’historique de la division donne une perte de 82 AVRE pour ces 3 régiment durant la période 1944-1945.
Les principales modifications sur le Churchill sont l’armement de la tourelle et la mise en place de nombreux points d’ancrage sur les flancs et l’avant de la caisse servant à la fixation des équipements spéciaux. Le canon traditionnel est remplacé par un mortier d’un calibre de 290 mm (surnommé Petard) tirant un projectile spécial de 18,140 Kg (flying dustbin ou poubelle volante) destiné à détruire un blockhaus, un abri bétonné ou une demeure. La portée de cette arme est de 80 mètres. Le mortier pouvait être rechargé de l’intérieur du char par simple basculement en arrière du tube. Environ 180 Churchill Mk III et Mk IV furent transformés pour les opérations du Débarquement.
Dès la fin de la campagne de FRANCE, Churchill envisage le retour sur le continent des troupes britanniques. Dieppe (19 août 1942) sera le premier test . Hélas, ce test coûtera très cher en hommes et en matériel. Le génie canadien n’avait pu détruire les obstacles et nettoyer la plage, la cause principale était une absence complète de protection face à un ennemi solidement retranché Il apparaît de cet échec une donnée constante. L’infanterie ne peut pas progresser sans l’appui des blindés et les blindés ne peuvent pas avancer sans l’aide du génie qui doit débarrasser les plages des obstacles et le génie ne peut travailler sans couverture. Après le raid, le lieutenant Donovan du Royal Canadian Engineers propose d’utiliser un char aménagé pour transporter les hommes et le matériel de démolition à pied d’œuvre. Il y aurait alors collaboration étroite entre les éléments du génie protégé par un blindé et les chars. L’idée était réaliste. On envisagea l’utilisation pour cette tache du Sherman ou du Ram. En fin de compte, ce fut le Churchill qui fut retenu pour l’épaisseur de son blindage, ses portes latérales utiles en cas d’évacuation d’urgence sous le feu de l’ennemi et son espace intérieur facilement aménageable dans lequel on pouvait ranger de nombreux matériels de démolition , charges, mines, pinces, etc. La mise en place d’un crochet à l’arrière permettait au Churchill de tirer une remorque –traîneau chargée de matériels.

Cromwell ARV :
Le Cromwell appartient à la famille de chars de type " croiseur " britanniques développés dès le milieu des années 30. Il était le 8ème dans la série. Les chars Centaur/Cromwell ont été tous les deux désignés A27, la différence de principe entre eux était le type de moteur :
A27 (L) … moteur Liberty pour le Centaur
A27 (M) … moteur Meteor pour le Cromwell.
La conversion du Centaur en Cromwell entraîna un certain nombre de modifications. Des chenilles plus larges, un nouvel armement, un système de tension différent de chenilles et une augmentation du blindage font du Cromwell un blindé plus moderne. Les premiers Cromwell dotèrent les régiments blindés de reconnaissance des Guards, de la 7ème et 11ème division blindé et à la 1ère division blindée polonaise. Le Cromwell a été engagé pour la 1ère fois le jour J en Normandie au sein de la 7ème Division Blindée. (voir le Cromwell MK IV)
LE CROMWELL ARV
Presque tous les types de blindés de l’armée britannique ont été décliné en ARV. Les principaux sont le Crusader, le Covenanter,le Centaur, le RAM, le Churchill et le Cromwell. Le Cromwell ARV est une conversion simple du véhicule en service. Celle-ci est obtenue par le retrait de la tourelle et l’ajout d’équipements spécifiques pour le dépannage et la récupération d’engins en panne ou endommagés sur le champ de bataille. L'ARV est équipé d'une chèvre qui peut être installée sur la plaque de blindage avant de l’engin. L’ensemble des équipements de dépannage et d’entretien est réparti entre l’extérieur et l’intérieur du blindé. Deux jeux de barres de remorquages sont fixés à l’arrière du véhicule en mode transport. L’équipage est de 4 hommes.
(
Armoured
Recovery
Vehicle)

Cromwell MK IV : Pour souligner le char du Général Maczek, cette page est aussi en lien sous Cromwell Polonais
Une des raisons qui firent que les armées anglaises et canadiennes furent équipées de chars Sherman fut qu'ils avaient perdu confiance en leur produit comme les Crusaders trop faible en blindage et en armement ou encore les Churchills beaucoup trop lent. Leur confiance allait être en hausse avec l'arrivée d'un nouveau char, le Cromwell. En 1941, Rolls Royce produisit une version moins puissante du moteur Merlin qui équipait les Spitfire, Hurricanes, et Lancaster pour en équiper les blindés. Baptisé Meteor, ce moteur développait une puissance de 600cv. Plus que suffisante pour les besoins du moment. Ce moteur allait équiper le nouveau venu. Le A27 Cromwell fut conçu pour recevoir ce groupe propulseur et un modèle pilote fut terminé début 1942. Malheureusement, Rolls Royce s'était entièrement investi dans la production en très grande série du Merlin et ne pouvait également fabriquer le Meteor en quantité. La production du Meteor fut confiée à la Rover Car Company qui avait reçu les outillages pour produire le Merlin. La mise en place de la production prit presque une année entière. Durant cet intervalle, il fut décidé de mettre en production le A27 équipé d'un moteur Liberty. Cette version fut désignée A27l Centaur et la variante à moteur Meteor, le A27M Cromwell. Leyland Motor reçut un contrat pour 4,256 Centaur, d'autres compagnies devant en construire 2,000 autres. Tous ces contrats ne furent pas honorés et on ne sait pas exactement combien de A27 furent produits. Le A27M fut produit à partir de janvier 1943. Quand survint le débarquement de Normandie, les Cromwell réalisèrent des avances spectaculaires à la poursuite des Allemands au travers du nord de la France. La 22e brigade de la 7e division blindée débarqua du 7 au 12 juin. Ils connurent des pertes importantes face aux Tigres. Après avoir surmonté cet obstacle, elle se déplaça vers l'Est à la poursuite des Allemands, détruisant au passage les sites de lancement de V-1 qui bombardaient Londres. Elle avança de 350 km en une semaine faisant 1,000 prisonniers. La division marcha rapidement sur Hambourg où elle finit la guerre. Le Cromwel se révéla capable avec son canon de 75mm. de détruire des Panzer IV à distance moyenne. Ce canon était modifié pour tirer des munitions américaines. Toutefois, il se révéla peu efficace contre les chars lourds allemands.

Crusader MK I et III : Churchill voulant reconquérir Tobrouk face à Rommel qui venait d'entrer en action en Afrique du Nord, envoya au moins 200 blindés à Alexandrie pour préparer l'opération Battleaxe. Le Crusader MK I fait son entrée en guerre en tentant de rompre l'encerclement de Tobrouk. Les 16 et 17 juin, 50 Crusader subissent des pertes sévères et démontrent leurs faiblesses face aux Panzers. Au début, ce char se nommait Cruiser mais sera connu sous le nom de Crusader. Le prototype, identifié sous le préfixe A15, avait comme particularité deux tourelles miniatures à l'avant, une pour le conducteur et l'autre pour le mitrailleur. Le MK I se reconnait aux disques de protection des galets de roulement et aux plaques latérales, conçu pour éviter un trop grand nuage de poussières, caractéristiques que le MK III n'a pas. Le Crusader britannique fut dans l'ensemble surclassé par ses adversaires dû à son blindage insuffisant et à son armement trop faible. Ce n'est qu'à partir du Crusader MK IV que l'on verra le 6 PDR monté sur son châssis qui lui conférera la capacité d'affronter les Panzer allemands durant la campagne du désert. Toutefois, ses problèmes mécaniques tels son système de refroidissement inefficace feront que le combattant qui eut à l'utiliser perdra confiance en lui. Malgré sa haute vitesse que lui permettait ses roues de grands diamètres qui, en passant ressemble au système du T-34 russe, et sa silhouette basse, ce ne fut pas suffisant contre les Panzer III et IV. Il réussira quand même à être présent sur tous les théâtres d'opérations tout au long de la guerre sous différents rôles : char équipé de canons antiaériens, munis d'un obusier, d'une pelle dozer ou encore comme véhicule de recouvrement. Il cédera sa place comme char de combat au Sherman M4 qui fut plus fiable et plus à la hauteur de la situation.

Crusader III AA Mk II : Le Crusader britannique fut dans l'ensemble surclassé par ses adversaires dû à son blindage insuffisant et à son armement trop faible. Ce n'est qu'à partir du Crusader MK IV que l'on verra le 6 PDR monté sur son châssis qui lui conférera la capacité d'affronter les Panzer allemands durant la campagne du désert. Toutefois, ses problèmes mécaniques tels son système de refroidissement inefficace feront que le combattant qui eut à l'utiliser perdra confiance en lui. Malgré sa haute vitesse que lui permettait ses roues de grands diamètres qui, en passant ressemble au système du T-34 russe, et sa silhouette basse, ce ne fut pas suffisant contre les Panzer III et IV. Il réussira tout de même à être présent sur tous les théâtres d'opérations tout au long de la guerre sous différents rôles : char équipé de canons antiaériens, munis d'un obusier, d'une pelle dozer ou encore comme véhicule de recouvrement. Il cédera sa place comme char de combat au Sherman M4 qui fut plus fiable et plus à la hauteur de la situation. Le Crusader III, AA Mk II est un Crusader Mk III dont on a remplacé la tourelle par une nouvelle équipée de deux oerlikon AA de 20mm.

M3 Stuart :
Le char léger M3 Stuart a ses origines au début des années 20 où à cette époque on conçut le M2A4 son ancêtre. Il était muni d'un canon de 37mm. Ce qui était très suffisant pour ces années. Ce type d'armement devint désuet suite aux événements qui se déroulaient en Europe en 1940. On dut renforcer le blindage et de ce fait, la suspension aussi. C'est à ce moment qu'il devint le M3 Stuart. Il fut en production maximum à l'entrée en guerre des U.S.A en 1941. Les premières versions étaient rivetées et ce n'est que plus tard qu'on introduisit les tourelles et les châssis soudés. Au moment de l'arrêt de production de ce char on en avait sorti 5,811 des chaînes d'assemblage. Partout où l'armée américaine eut à combattre, on trouvait le M3. Il était apprécié par les membres de son équipage grâce à sa fiabilité et sa vitesse. Il excellait dans les opérations de reconnaissance. Ils furent utilisés par tous les alliés des américains : les Anglais, les Canadiens, les Français, et les Russes sur le front de l'Est. Les Anglais affectionnaient particulièrement ce char en lui donnant le surnom de " Honey ".

M3 Grant MK I : Quand la France fut envahie en 1940, les opérations de chars furent analysées méticuleusement par l'armée américaine. Ils en vinrent à la conclusion que les chars moyens devaient être équipés d'un canon de 75mm.. Étant donné que le char M-2 (qui ne vit jamais l'action ) ne pouvait supporter un canon de ce calibre sur sa tourelle conçu pour un canon de 37mm, ils durent le fixer dans le châssis du coté droit du véhicule. Ce nouveau concept devint le M-3 et il fut mis en production sur les chaînes d'assemblage du M-2 pour le remplacer. Le prototype fut prêt en janvier 1941. À cette époque, les Anglais avaient besoin d'un tel véhicule car ils étaient aux prises avec une force supérieure aux équipements qu'ils pouvaient opposer aux chars allemands. Ils arrivèrent donc aux U.S.A et demandèrent ce char avec des modifications. Le M-3 Grant ainsi nommé en l'honneur du général nordiste de la guerre civil américaine, fut la version britannique du M-3 Lee qui fut la version américaine. Le Grant subit des changements au niveau de la tourelle qui fut allongée pour permettre l'ajout d'un équipement radio. De plus, la silhouette fut abaissée en enlevant la coupole supérieure qui logeait la mitrailleuse. Ces chars furent cédés aux Anglais sur la base du programme "cash and carry". Ils virent leur première action majeure à la bataille de Gazala en mai 1942. Ils cessèrent d'être produit en décembre 1942 pour être remplacé par un nouveau concept qui allait sceller pratiquement le sort des combats : le Sherman M4 ! Les M3 Lee et Grant n'en participèrent pas moins à toutes les opérations jusqu'à la fin de la guerre étant même convertis en obusier M7 Priest et transport de troupes "Kangaroo".
Matilda MK II : Le Matilda est un char de 24 tonnes dont la production débuta en 1937 dans les fonderies Vulcan. Un total de 2987 furent produits jusqu'en août 1943 où on cessa de le fabriquer. Jusqu'en 1941 ce fut le Char le plus blindé en service mais il n'était pas très mobile. Son canon n'avait que 40 mm. Il fut utilisé par le corps B.E.F précédant Dunkerque. Ce fut surtout l'Afrique du Nord qui vit le Matilda. Il fut retiré des champs de bataille juste précédant El Alamein et convertis en char d'éclairage pour les champs de bataille.

Sherman anglais :
La Grande-Bretagne avait une industrie d’armement performante qui produisit de bons chars de combat comme le Churchill, le Valentine et le Cromwell. À partir de 1942, bénéficiant du prêt-bail, les Britanniques complétèrent leur parc avec des blindés américains comme le M3 Medium Tank et le M4. Toutes les versions du M4 furent livrées aux unités britanniques. Baptisés M4 Cruiser Tank " Sherman ", ils subirent quelques transformations et reçurent une appellation britannique en fonction des modèles. Il est à noter que le " Sherman " servit de base de recherche pour les blindés spéciaux " Funnies ". De nombreux " Sherman " furent convertis en engin du Génie et affecté à des missions précises au sein de la 79e Division Blindée du Génie. Fer de lance de l’armée britannique, cette remarquable unité joua un rôle important sur les plages de Normandie.
Les désignations britanniques et leurs correspondances US
| APPELLATION BRITANNIQUE |
APPELLATION US |
ARMEMENT PRINCIPAL |
MOTORISATION |
QUANTITE LIVREES |
| Sherman I |
M4 Medium Tank* |
75 mm |
9 cylindres en étoile type aviation (essence) |
2 096 |
| Sherman II |
M4 A1 Medium Tank** |
75 mm |
idem |
942 |
| Sherman III |
M4 A2 Medium Tank* |
75 mm |
2 moteurs de 6 cylindres diesel accouplés |
5 041 |
| Sherman V |
M4 A4 Medium Tank* |
75 mm |
5 moteurs de 6 cylindres essence accouplés |
7163 |
| Sherman IB |
M4 (105) Howitzer* |
105 mm |
9 cylindres en étoile type aviation (essence) |
593 |
| Sherman II A |
M4 A1 (76) W Medium Tank** |
76,2 mm |
idem |
1330 |
| Sherman IBY |
M4 (105) HVSS Medium Tank |
105 mm |
|
quelques exemplaireslivrés fin 1945 |
| Sherman IC * |
M4 Medium Tank équipé du |
17-pdr |
|
|
| Firefly |
17-pdr gun |
17-pdr |
|
|
| Sherman Hybrid I *** |
M4 Medium Tank à blindage composite |
75 mm |
|
|
| Sherman Hybrid IC *** |
Sherman Hybrid I équipé du 17-pdr gun |
17-pdr |
|
|
| Sherman III AY |
M4 A2 (76) W Medium Tank |
76,2 mm |
|
5 |
| Sherman IV |
M4 A3 Medium Tank |
75 mm |
|
7 |
| Sherman VC |
M4 A4 Medium Tank équipé du 17-pdr gun |
17-pdr |
|
|
Les Sherman IIIAY et Sherman IV n’ont été réceptionné qu’à quelques exemplaires à titre d’évaluation et semblent ne pas avoir été engagé en opérations
* caisse soudée
** caisse moulée
*** caisse hybride avant coulé arrière soudé
Les principales conversions sur Sherman
| Sherman III ARV I : ARV I sur châssis M4A2 |
Sherman V ARV I : ARV I sur châssis M4A4 |
| Sherman ARV II : ARV II sur châssis M4A4 |
Sherman II ARV III : M32B1 TRV |
| Sherman III BARV : BARV sur châssis M4A2 |
Sherman Kangaroo : Sherman II transformé en véhicule transport de troupes |
| Sherman III DD / DDI / DDII : M4A2 converti en char DD |
Sherman V DD / DDI : M4A4 converti en char DD |
| Sherman IIIAY DDIII : M4A2 (76) W HVSS converti en char DD |
Sherman Crab I / II : M4A4 équipé du système de déminage FLAIL |