BREN Carrier : Petit véhicule chenillé très rapide utilisé par les armées du Commonwealt, l'équivalent de la Jeep des Américains. Aussi appelé Bren carrier à cause du fusil Bren qui constituait son principal armement. Il fut utilisé aussi par l'armée canadienne comme véhicule lance flamme sous l'appellation Wasp. Un réservoir de produit inflammable était alors monté à l'arrière et trois soldats opéraient le mécanisme. Ce véhicule se révéla très efficace en 1944 lors de la bataille pour la libération de la France. En effet, partout où le Wasp faisait son apparition, les infortunés soldats allemands qui devaient l'affronter n'avait d'autre choix que de battre en retraite. La 13e DBLE française utilisa aussi le Bren Carrier lors de la fameuse bataille de Bir Akeim.

: Ce char fut l’engin blindé français le plus remarquable des années 1936 à 1940. Il était né d’une proposition faite par le Général Estienne en 1920, qui porta à la commande, en 1926, trois prototypes d’un char résultant de la juxtaposition d’éléments de différentes firmes, comme la suspension et la transmission de Schneider et le moteur Renault. Il devait en résulter un char de grande mobilité, armé d’un 75 sous casemate et d’un armement secondaire sous tourelle. La commande, confirmée en 1927, se concrétisa en 1930 par la sortie de l’arsenal de Rueil (maître d’œuvre) du premier prototype bientôt suivi de deux autres. À l'origine, le char pesait 25 tonnes et son équipage était de quatre hommes. Il était protégé par 25 mm de blindage et son moteur de 180 cv lui permettait de rouler à 45 Km/h. Un réservoir de 800 litres de carburant lui assurait 12 heures de marche. L’armement comportait, outre le canon de 75 mm court, deux mitrailleuses à l’arrière et deux en tourelle. Les premiers essais eurent lieu en 1931 à Mourmelon. On décida bientôt de porter le blindage à 40 mm et de remplacer les mitrailleuses en tourelle par un canon de 47 mm court. En 1935, la situation politico-militaire exigeait le lancement immédiat de la production en série, tandis qu’on poursuivait les études en vue d’accroître la puissance de l’engin. Finalement, on adopta un blindage encore plus épais, 60 mm, et un canon de 47 mm long en tourelle. Ainsi les premiers chars B1 construits en 1936, n’eurent que le canon court, et les chars améliorés (B1 BIS) apparurent en 1938. Malheureusement, la cadence de production resta longtemps faible. Jusqu ‘en juin1940, on en construisit environ 500 exemplaires, réalisés par les firmes Renault, FMC, FAMH, AMX et Schneider.

Chenillette Lorraine 37L :
Au cours des années 1930, la Société Lorraine, bien connue pour ses fabrications de matériels ferroviaire, se prit d’intérêt pour les véhicules blindés. A cette époque, l’armée française cherchait à remplacer les nombreux transporteurs Renault UE qu’elle avait dans ses rangs. La firme réalisa donc un transporteur chenillé qui, sous la désignation de chenillette Lorraine Type 37L, fut déclaré bon pour le service actif en 1935. Toutefois, le contrat de production ne fut pas signé avant l’année suivante et les premiers véhicules de série ne quittèrent l’usine Lorraine de Lunéville, près de la frontière Franco-allemande, que tard dans l’année 1937. Deux ans plus tard, les chaînes furent transférées dans une usine désaffectée que Lorraine possédait dans le midi de la France, à Bagnères-de-Bigorre, mais la production avait à peine commencé lors de l’invasion de la France à l’été 1940. Lorraine avait également construit une variante du véhicule, de dimensions plus réduites, pour l’approvisionnement de l’infanterie. Cet engin, la chenillette légère, portait deux bogies au lieu de trois et transportait des munitions dans le coffre à l’arrière de la caisse. Le chauffeur pouvait détacher le coffre sans quitter le poste de conduite.
Le Lorraine servit surtout dans les divisions cuirassées. Les véhicules de série se répartissaient en deux modèles principaux, le premier, un transporteur de munitions, pouvait tracter une remorque, également chenillée ; le second, un transporteur de munitions lui aussi, emmenait également une remorque chenillée, mais qui faisait office, cette fois, de citerne à essence pour le ravitaillement des chars sur le terrain. Car l’armée française fut l’une des premières a comprendre la nécessité d’un soutien logistique pour ses forces blindées. Un blindé transporteur de troupe fut même construit, juste avant l’armistice. Cet engin plaçait le compartiment de la troupe à l’arrière de la caisse, était protégé sur l’avant, sur les côtés et sur l’arrière mais ne comportait aucun blindage en toit. Le Lorraine montait l’ensemble de transmission tout à l’avant, protégeant ainsi le chauffeur et le chef de bord. Le moteur se situait au centre de la caisse, l’espace réservé à la cargaison à l’arrière. Le train de roulement consistait en trois bogies de chaque côté, chacun groupant deux roues, avec le barbotin à l’avant et roue tendeuse à l’arrière ; on comptait quatre galets supports. L’usine de Bagnères-de-Bigorre se trouvant en zone non occupée put continuer à produire, cette fois, un nouveau tracteur pour le travail en forêt. Le véhicule comportait deux bogies et devant la pénurie d’essence, employait le gaz comme carburant. Le personnel de Lorraine construisit en même temps et stocka dans une cachette sure le blindage nécessaire pour transformer ces tracteurs en véhicule de combat. Lorsque les Allemands envahirent le reste de la France en 1942, ils inspectèrent l’usine mais sans trouver la moindre pièce blindée. Par la suite, ces tracteurs, dûment protégés, contribuèrent à boutre les Allemands hors de France. Certains de ces engins furent modifiés de façon à porter une mitrailleuse Hotchkiss à l’avant droit de la caisse.
Caractéristiques
Type : transporteur de ravitaillement
Equipage : 2 hommes
Armement : néant
Blindage : 6 mm maximum
Production : 3871
Dimensions
Longueur : 4,203m
Largueur : 1,574 m
Hauteur : 1,219 m
Poids : 5,6 t
Moteur : Delahaye type 135 6 cyl. A essence refroidi par eau, développant 70 ch à 2 800 tr/mn.
Performances : vitesse sur route : 35 km/h ; autonomie : 137 km ; obstacle vertical : 0,508 m ; coupure franche : 1,524 m ; pente : 50%
Temps de service : dans l’armée française de 1937 à 1940. Egalement employé dans les Forces Françaises Libre et dans l’armée allemande
Hotchkiss : C'est en 1926, après la grande guerre, qu'en France un programme de défense est établi. Celui-ci comporte l'étude de différents modèles de chars, mais il est reporté à plusieurs reprises. En 1934, l'épaisseur des blindages est porté entre 30 et 40 mm. Sur ces nouvelles bases, la société Hotchkiss emporte une grande part du marché, et le 11 janvier 1935, le premier prototype est présenté à la direction de l'infanterie. Au total, 800 chars légers Hotchkiss, en plusieurs versions, auraient été construits. Durant la dernière guerre, de nombreux Hotchkiss furent capturés par l'armée allemande. Certains seront utilisés tels quels, d'autres subiront quelques modifications. Une version fut équipé d'un moteur plus puissant et d'un canon de 37mm. Il prendra le nom de 39H.
M7 Priest : Ce M7 Priest était commandé par le Mdl Veluzuat et était accompagné de l'half-track porte munitions Besançon. Pour la petite histoire, la 31e batterie était commandé par le capitaine Touyeras et le groupe d'observation par l'aspirant Raison. Ils furent les premiers officiers français à atteindre le nid d'aigle d'Hitler en mai 1945. Dans l'émission " Les grandes batailles " de Daniel Costelle, l'aspirant Raison explique comment le Général Leclerc lui donna cette mission. Raison rapporta quelques souvenirs de son périple (couverts et nappe) qu'il présente fièrement à la caméra.

M-10 : Les M10 représentés ci-haut sont du 11e régiment français de chasseurs d'Afrique. Le M10 ci-dessous quant à lui, fait partie du RBFM, c'est à dire le Régiment Blindé de Fusiliers Marins. Ce régiment fut l'un des plus fameux régiments blindés de l'armée française libre car ses troupes étaient tous des volontaires des carabiniers de la marine française et ils portaient fièrement leur couvre chef de matelot même à bord de leur M10. La croix de Lorraine était l'insigne de division et le régiment utilisait la lettre Y dans un carré bleu pour les sous-unités. Une barre horrizontale au dessus du Y indiquait le premier bataillon et les points sur cette barre indiquaient le troisième peloton du quatrième esquadron. Cette unité peignait des petites silhouettes pour chaque char allemand détruit en plus des lignes blanches sur le tube du canon. Le nom du véhicule fut inspiré du nom d'un destroyer français d'avant guerre. Comme mentionné dans la page du M10 tank destroyer, ce véhicule était probablement la meilleure chance des alliés pour vaincre les Panthers et Tigres allemands.
Sherman francais : La France libre du Général De Gaulle obtint en tant qu'allié plusieurs Sherman pour rééquiper ses divisions blindés. Ce char étant produit en quantité fut d'ailleur distribué à tous les alliés y compris la Russie. Il fut vraiment un des outils important pour la victoire finale. La 2e D.B. s'illustra avec ce char en remportant d'importantes victoires.

Somua S-35 :
Le Somua fut sans contredit le meilleur char français et était supérieur à tous les chars étrangers de même catégorie, y compris les chars allemands. Son canon de 47mm. S.a.35 était la meilleure arme antichar. Son nom vient de la société d'outillage mécanique et d'usinage d'artillerie de St. Ouen. C'est en 1935 que cette société produisit le prototype avec un tout nouveau concept nommé par l'armée française : automitrailleuse de combat (amc) modèle 1935 Somua. Avant-gardiste pour l'époque, le Somua avait une coque soudé et était équipé de radio. La plupart des armées communiquaient encore par signe entre char. Sa production fut malheureusement ralenti par des troubles politiques et syndicaux qui secouaient la France entre les années 35 et 39 ce qui fut mortel lorsque la guerre éclata. 400 Somua seulement étaient produits et 250 étaient sur la ligne de front pour subir l'attaque allemande de mai 1940. Malgré les mises en garde stratégique du colonel De Gaulle, on les utilisa en petits groupes au lieu de les concentrer comme firent les Allemands. Ils furent pratiquement tous détruits et à la défaite de la France, les Allemands en saisirent le plus qu'ils purent et les reconvertirent en char d'entraînement ou pour le combat contre les partisans sous l'appellation Panzerkampfwagen 35-s 739 Certains furent envoyés sur le front de l'Est, d'autres furent cédés aux italiens. Il revoit l'action sur le territoire français en juin 1944 lorsque les Allemands tentent de repousser l'invasion. À mesure que les alliés parviennent à les capturer, ils les cèdent aux forces françaises libres qui les retournent contre la Wehrmacht pour les chasser de France.

Laffly W 15 TCC : La réalisation du chasseurs de chars Laffly fut le résultat d'une improvisation suite aux évènements de mai 1940. Il y avait urgence pour ce type de véhicule et pour accélérer la production, la caisse blindée prévue sur le prototype fut abandonnée et fut remplacé par deux plaques blindées protégeant le conducteur et le bouclier du canon fut prolongé sur les cotés. Entre le 24 mai et le 17 juin, 70 exemplaires auraient vu le jour. Malgré les résultats satisfaisant obtenus avec ce véhicule, ils ne parviendront pas à renverser les évènements. 14 batteries antichars de 47 automoteurs sont équipées par le centre d'organisation d'artillerie de Nemours. Chaque batterie dispose d'une section de chasseurs de chars comprenant 5 voitures Laffly W 15 TCC.
Caractéristiques:
Longueur : 5,40 mètres Largeur : 1,90 mètres Hauteur : 1,80 mètres
Armement : 1 canon de 47mm antichar mod. 37 ( 30 coups ), un fusil mitrailleur
Vitesse : 48 km/h Poids : 4,960 tonnes
Champ de tir en direction : 60° Équipage : 3 hommes

M8 Greyhound : Les véhicules blindés légers font depuis longtemps partie intégrante des unités mécanisées de l'armée américaine. Ayant observé ce qui tendait à se passer sur les fronts européens en 1940 et 1941, l'US Army avait souhaité s'équiper d'un nouvel engin rapide 6 x 6 armé d'un canon de 37 mm. Comme il est d'usage outre-Atlantique, plusieurs constructeurs avaient été mis en concurrence, et ce fut le prototype Ford T22 qui fut retenu. Fabriqué en série sous l'appellation Light Armoured Car M8, il allait connaître un succès énorme et, losque les chaînes stoppèrent en 1945, 11,667 unités avaient vu le jour. Le M8 était une merveilleuse machine aux performances tout terrain hors pair. On mesure mieux la qualité de sa conception quand on sait que de nombreux modèles restèrent en service dans plusieurs pays du monde jusqu'au milieu des années soixante-dix. Le M8 un 6 x 6 intégral à faible garde au sol, avait un essieu à l'avant et deux à l'arrière. Ses roues étaient protégées par des garde-boue amovibles. L'équipage de quatre hommes disposait d'un habitacle spacieux. L'armement principal, un canon de 37 mm, était monté sur une tourelle circulaire découverte. La mitrailleuse Browning de 7,62 mm pouvait être renforcée par une Browning antiaérienne lourde de 12,7 mm montée sur un affût prévu à l'arrière de la tourelle.
Cousin germain du M8, le véhicule utilitaire blindé M20 était armé d'une seule mitrailleuse. Dépourvu de tourelle et de caisson de combat, il fut employé comme transport de troupes et de matériel. Il s'avéra à bien des égards aussi utilie que son proche parent, et il s'illustra dans quantité de missions très diverses, de la surveillance aux transmissions en passant par l'approvisionnement des unités de chars.Les M8 et M20 furent employés sur une grande échelle par l'Armée américaine dès leur mise en fabrication en mars 1943. En novembre de la même année, plus de 1,000 exemplaires avaient été livrés, dont certains à la Grande Bretagne et aux pays du Commonwealth. Le Greyhound, appellation anglaise du M8, s'avéra cependant trop légèrement blindé au goût des Anglais qui craignaient les mines anti-chars. Pour palier ce défaut, des sacs de sable furent disposés sur la partie inférieure de la caisse. Malgré tout, cet inconvénient était largement compensé par les avantages manifestes du M8 : excellentes performances tout terrain, disponibilité immédiate, redoutable efficacité du canon de 37 mm contre tous les véhicules de reconnaissance ennemis, des mitrailleues contre l'infanterie, et fiabilité presque absolue en toute circonstance. Seul un char pouvait mettre à mal ce petit véhicule rapide et d'une grande versatilité.

Panhard 178P : Ce véhicule à quatre roues motrice est un Panhard Levasseur Type 178 français. Conçu en 1935 pour les colonies françaises d'Afrique, il était armé d'un canon de 25 mm. ou de deux mitrailleuses de 7.5 mm. Après la victoire allemande sur la France en 1940, les Allemands apprécièrent tellement ce petit véhicule qu'ils l'introduisirent dans leur armée sous l'appellation "Panzerspähwagen P204(f)". Il fut modifié pour recevoir un canon antichar de 37 mm. et une mitrailleuse appropriée. Certaines unités restèrent en France pour les garnisons et d'autres furent envoyés en Russie pour des opérations de patrouille derrière les lignes de front. On en convertit certains en leur enlevant les pneus de route pour les remplacer par des roues de rail et ils furent équipés de radios pour escorter les trains. Après la libération de la France en 1944, le Panhard reprit du service dans les armées françaises jusqu'à la fin de la guerre. Il continua à être en opération durant la guerre d'Indochine et demeura en service jusqu'en 1960.

Citroen traction 11CV : Belle voiture n'est-ce pas ? Les voitures avec roues motrices et carrosserie porteuse sont courantes de nos jours mais dans les années 1930 il s'agissait d'innovations phénoménales. La Citroën 11CV produite et diffusée au grand public à partir de 1934 disposait de ces caractéristiques avant-gardistes pour l'époque. Communément appelée Traction Avant ou Traction, elle était disponible en version 7CV et 15CV mais aussi en 11CV largement produite. Le moteur quatre cylindres en ligne de 1,900cm était installé longitudinalement à l'avant. Ne nécessitant pas d'arbre de transmission aux roues arrières, la Traction avait un plancher près du sol et donc un centre de gravité très bas. Les militaires ne tardèrent pas à remarquer les performances et la polyvalence de cette voiture. L'Armée française en utilisa beaucoup. Après l'invasion de la France, l'Armée allemande en commanda en grande quantité qu'elle utilisa un peu partout y compris en Russie et en Afrique du Nord. Beaucoup de pilotes de la Luftwaffe préféraient utiliser la Traction comme voiture de service. Les forces françaises libres en re-capturèrent et les utilisèrent à leur tour après le Débarquement. Cette voiture contribua grandement au redressement économique de la France après la guerre et elle fut produite jusqu'en 1957 pour un total de 760,000 exemplaires. En 1999, elle fut une des finalistes pour la voiture du siècle. Elle mérite ici sa place puisqu'elle fut utilisé par à peu près tous les belligérants.

Renault 2 : La mécanisation de l'Armée Française au cours des années 20 fit apparaître le besoin d'un petit véhicule blindé capable de transporter du matériel, des vivres et de l'armement jusqu'aux lignes de front et de tracter une pièce d'artillerie légère. En octobre 1930, la chenillette blindée Renault UE fut sélectionnée par l'Armée Française parmi plusieurs propositions et la production des 60 premiers engins de série terminée en septembre 1932. Engin compact d'une longueur de 2,8 mètres et d'une largeur de 1,74 mètre pesant 2.6 tonnes en charge, la UE comportait une caisse assemblée par rivetage et une suspension fiable avec roues de route groupées par paires. L'équipage constitué d'un conducteur et d'un navigateur prenait place dans un compartiment central. Leurs têtes dépassant de la caisse, des trappes en forme de dôme étaient installées pour les protéger contre les tirs d'armes légères et les éclats. Le moteur à essence de 38cv permettait d'atteindre 30km/h sur route et plus de 1 tonne de charge pouvait être transportée dans le caisson arrière basculable et la remorque tractée. Environ 4,900 chenillettes blindées UE furent produites jusqu'en juin 1940 dont la version UE2 avec transmission à 4 rapports au lieu de trois et des manilles de traction à la place des crochets en queue de cochon. Lorsque la France capitula, 3,000 Ue furent récupérées par l'Armée Allemande qui les utilisa comme transports, tracteurs d'artillerie et d'aviation jusqu'à la fin de la guerre et en modifia certains en canons autoportés